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RIJEKA
TERRE DE MALCHANCE ! " par LYDIA JEAN |
24/06/06 |
Cette
année nous sommes parties pour le circuit de Rijeka, une journée
plus tard par rapport à l’an passé.
La moto est toute belle et toute propre, plus une trace de boue ! (Voir
CR Hengelo).
Nous voici donc en route pour le Sud dans la nuit du mercredi et nous
savons que le soleil nous attend.
Au passage de l’Autriche nous réalisons qu’il y a
énormément de monde sur les routes…Le jeudi est
férié, c’est un long week-end, je n’y ai pas
pensé…
Nous avons de la patience et arrivons sur le paddock vers 14h30.
Les motos tournent déjà, mais je ne roulerai pas car je
suis fatiguée du voyage. Il est plus sage d’attendre le
lendemain.
Vendredi,

les 3 séances d’essais planifiées
sont les bienvenues car je ne m’entraîne pas entre deux
courses (budget). Mon chrono de fin de journée ne me satisfait
pas plus que ça, pourtant j’ai beaucoup de plaisir sur
la piste. Tant pis, j’essaierai de me réveiller pour les
qualifs.
Après un tour de circuit à pieds en compagnie de Fabienne
(Migout) je réalise que je roule comme sur la route,
j’enchaîne très cool, je manque d’agressivité,
mes lignes droites sont peu nombreuses et je décompose encore
trop mes freinages…
ça en fait des secondes tout ça !!
A vrai dire, je roule toute l’année à moto et le
roulage sur route me donne un vrai « faux rythme ».
Je décide toute fois de changer ma démultiplication grâce
à la gentillesse de Be, le papa d'Iris
qui me prête toujours avec plaisir du matériel. Je change
aussi mes pneus, le service pneu vient de l’équipe Continental
Circus qui campe toujours à cote de nous, je nomme l’équipée
sauvage qui accompagne notre Fabienne, car à Rijeka c’est
la galère pour les pneus.

Samedi,
le temps de ma première série ne
me convient toujours pas, je suis à peine dans mes temps
de l’an passé. Pourtant je me sens toujours bien en piste,
excepté lors d’un passage dans le sinueux qui me force
à tirer sur les guidons…les ampoules aux mains en sont
la preuve. Et la séance de 30mm me parait même courte tellement
je m’amuse.
Il
y a 3 heures avant la seconde série, je vais donc discuter un
peu avec Be. Il me propose d’essayer
un autre amortisseur, style de pièce que je ne peux
pas m’offrir…Nous le montons ensemble et nous réglons
le hauteur de la moto à la cote préconisée pour
la piste. Ca représente tout de même 14mm de différence
avec la hauteur d’origine. J’ai vraiment hâte d’essayer
la bête.
La seconde série de qualif. se passe bien, la
partie cycle de la moto me plait beaucoup, et je n’ai pas perdu
de grip à l’arrière. Mais le chrono ne parle pas,
0.5s plus lent. Je suis déçue à nouveau.
Le soir Sharon intervient comme elle sait le faire, et après
une longue discussion j’admets avoir peur de la chute et n’être
qu’à 70%.
Dimanche matin après une bonne
nuit de sommeil et de réflexion, je suis enfin prête.
Descendre son chrono au Warm up c’est un peu
tard, je sais, mais les 2,5 secs gagnées me font vraiment plaisir.
Enfin je suis dans mes temps de course de l’an passe, je suis
satisfaite et j’ai de la marge.
Dimanche midi sur la pré-grille, je suis détendue
et confiante, le podium est à portée de main.
Fabienne est devant moi, elle va me faire de la place.
Les feus s’éteignent et nous voici parties…un départ
pas fulgurant mais une bonne position au troisième virage me
permet de voir Iris et Urska (elle
sont 2 et 3 en 600 à ce moment). A cet instant, nous ne sommes
plus que 3 sur la piste dans ma tête. A tel point que j’en
rate ma trajectoire en sortie de sinueux tellement je ne veux pas perdre
Iris de vue. Apres un rodéo spectaculaire sur
les vibreurs intérieurs et extérieurs devant témoins,
je reprends la piste.

Mais Iris et Urska ne m’ont pas attendu.
J’ouvre les gaz de plus belle pour rattraper mon retard à
faire le clown. Je passe la ligne des stands le couteau entre les dents,
elle sont là, je ne les ai pas perdu. Le gauche rapide après
la descente ne me fait plus peur, je fonce et lorsque j’ouvre
les gaz, je perds l’avant. C’est l’arrière
qu’on perd normalement…Mais dans l’excitation, j’en
ai oublié les règles fondamentales de pilotage et lorsque
le casque frappe la piste, je sais que ça va faire mal…car
les vibreurs extérieurs servent de parfait tremplin pour ce style
de situation !
J’ai fait ce qu’il fallait pour ne pas endommager le pilote,
mais la moto a joué solitaire et ne m’a pas écouté
;) malheureusement.
Je me suis relevée et ai commence à récupérer
des morceaux de la moto un peu partout. Le choque a été
violent pour la belle et à ce moment précis je me réjouis
de savoir que la prochaine course n’a lieux qu’en Octobre.
Le
soir vers 19h, avant de partir, je retourne sur les lieux de
l’action pour récupérer encore quelques morceaux
de la moto mais surtout pour comprendre ce qui s’est passé.
J’observe ma trace au sol et me repasse le film en boucle. Ce
n’est qu’au petit matin, devant un bon déjeuner dans
un décor d’Autriche formidable que je comprends.
Conclusion : pas de chance encore à
Rijeka, pas de points et beaucoup de travail sur la moto, mais
un week-end plein de réflexion qui va me permettre d’améliorer
mon pilotage pour la suite !
Rendez-vous donc à Cartagena !
GEARGIRL #56
Photos:

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