EWC
à VALLELUNGA par LYDIA JEAN |
24/05/07 |
Bonjour
à tous, cette année
les 20 et 21 Mai derniers a eu lieu la première course du Championnat
Européen Féminin en Italie à Vallelunga près
de Rome. En ce qui me concerne je participe à cet événement
pour la 3ème année consécutive dans les mêmes
conditions.
Donc
en route avec le Team Lydia composé de Sharon
et moi-même, du camion et de la moto. Le temps s’annonce très
incertain pour le week-end dit Internet, j’ai donc pensé
à prendre le pneu pluie arrière qu’il me reste de
la saison 2005 et pour l’avant je me suis arrangée avec
Iris Ten Katen à qui j’achète tous mes pneus
d’occasion depuis la saison passée.
Nous arrivons à Campaniano Di Roma près
du circuit seulement vers 21h30 le mercredi soir tout en étant
parties à 2h30 du matin car nous avons du faire une halte à
Innsbruck en Autriche afin d’acheter une batterie pour le CBR…oui,
Klaus tu as oublié de me livrer la batterie, Oops
!
Mais quelle surprise en s’arrêtant à notre Pizzeria
préférée, Susie Grayson et Tom
sont là !
Nous avons rencontré
Suzie l’an passé à Carthagène ainsi que Tom,
Conrad et Deb Cartwright qui blessée
la dernière fois n’a pas pu rouler mais qui a bien l’intention
de se rattraper cette année. Bref une équipe d’enfer
se forme d’entrée…..
Les Italiens, toujours très organisés…ne nous font
entrer sur le Paddock que vers 15h30…
Paddock dis-je ? Grosse déception de réaliser que les filles
doivent s’installer à l’extérieur du Paddock,
dommage je n’ai prévu ni le vélo ni le scooter, d’abord
je n’ai pas de place (ce n’est pas non plus prévu dans
le budget…) ! Et puis tant pis, on a des jambes, dommage quand même
!
J’oubliais, le temps est superbe et j’ai déjà
sorti le coef 25 en crème solaire !

Le
vendredi vers 11h, 1ère série d’essais
libres à 50 € et 2nd vers 17h.
Le bilan de la première journée est lourd pour moi car je
réalise que le niveau du cru 2007 est d’entrée très
élevé. Serait-ce parce que l’EWC (anciennement European
Women’s Cup) est devenu Championnat ou alors par ce que les concurrentes
et les teams prennent cet événement très au sérieux
cette année ? L’ambiance est toute fois toujours agréable
et nous sommes toutes contentes de nous retrouver après l’hiver,
mais sur la piste c’est une autre dimension, on ne joue plus, on
ouvre les gaz !

Je
dois sincèrement avouer que ce week-end m’a fait découvrir
mon plus gros handicap : pas d’entraînements au calendrier
du Team Lydia ! Juste un coup de baguette magique et un roulage en Avril
à Oschlersleben en Allemagne, pour valider une partie cycle réparée
après ma violente chute de Rijeka l’année dernière.
La baguette magique n’a malheureusement pas suffit et je me suis
retrouvée très vite en queue de peloton.
Je me suis changée les idées en allant chercher Marcus
à l’aéroport de Rome le soir même (merci Deb
pour ta voiture). Cette année et pour la première depuis
des années Marcus m’aide sur les Paddock du Championnat.
C’est ce magicien qui a réparé ma partie cycle et
qui s’est proposé de m’offrir beaucoup de son temps.
Le
lendemain ,au même horaire que la veille, les 2
séries qualif ne m’apportent pas de satisfaction
meilleure si ce n’est que je m’amuse en piste mais que les
temps ne sont pas formidables…1 seconde plus vite que l’an
passé seulement. Ben oui, le roulage ça paye et quand on
n’en a pas on paye ! Bref le tour de piste à pieds du soir
me permettra toute fois de combler quelques virages sans repères.
Le
dimanche matin au warm up, j’essaie d’établir
une stratégie de départ histoire de me placer au mieux dans
le premier tour de course pour ne pas partir avec le gros handicap que
me donne ma place en dernière ligne.
Enfin,
le départ à 17h…très tard
cette année par rapport aux deux précédentes…
Je
passe une ligne au premier virage et sur les 4 suivants la file s’étale.
Puis je me fais passer par les plus rapides ayant raté leur départ.
Au bout de 4 tours je reviens tout doucement sur un groupe
de 3 pilotes et réalise que je peux m’y accrocher pour les
remonter. Ca marche, encore 2 tours et c’est dans la poche…elles
ont l’air de se gêner et de ralentir le rythme. Ouf je ne
suis pas seule et pas dernière !
Puis aux alentours du 8ème tour, un drapeau
bleu me rappelle à l’ordre et me pris de faire place.
OK pas de problème, j’élargie puis, rien. Devant,
mes rivales s’éloignent puis à nouveau ce drapeau
bleu…encore rien. Cette fois-ci je me dis que ça va être
dur de reprendre le rythme pour récupérer ce temps perdu
à cause d’un drapeau bleu sorti 2 fois pour laisser
passer un fantôme. Bref je m’accroche et à
nouveau ce drapeau bleu encore et encore, cette fois la rage monte en
moi et de colère j’ouvre grand la porte pour faire place.
Nina Prinz me passe et là je viens de comprendre
que sur le bord de piste ces messieurs dames ont agité ce foutu
drapeau bien trop tôt !!! Nina n’aurait jamais eu besoin de
6 virages pour me passer ! Et pendant tout ce temps j’ai perdu de
vue le groupe de 3 pilotes à qui je m’accrochais.

Puis
virage après virage jusqu’au dernier tour j’ai vu des
pilotes me passer sans ne jamais revoir ce foutu drapeau bleu. Où
suis-je, qu’ai-je fais, bonne dernière certainement…
J’ai
posé la moto en parc fermé et ai crié ma colère
tout en rentrant à la tente déçue et blessée
moralement. Sharon et Marcus avaient
de la peine pour moi. Lorsque les copines sont venues me voir plus tard,
j’ai pu décrire combien tout ça m’avait frustré,
et puis Susanne Bolhaar m’a réconforté
en me racontant une expérience similaire vécue l’année
passé. On se sent moins seule quand on peut partager sa haine après
une course.
18h
déjà et il est temps de replier le matériel pour
reprendre la route en direction de l’Allemagne. Nous sommes partis
tous les 3 (Sharon, Marcus et moi) vers 21h30 et avons rejoins la Forêt
Noire à 14h le lundi après-midi.
J’ai
eu tout le temps de me repasser le film de mon week-end en Italie durant
le trajet retour et je peux dire que je ne baisserai pas les bras
et ferai de mon mieux en Hollande même si je ne connais
pas ce circuit ! Désolée de ne pas avoir représenté
la France à sa juste valeur !
Mais il y a tellement de choses que l’on apprend en course que je
trouverais dommage de ne pas continuer à en profiter pour faire
partager mon expérience aujourd’hui et plus tard.
Bise
à tous
GEAR GIRL,
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