COMMENT FAIRE QUAND CA NOUS ARRIVE ?? par Lydia
25/09/06

Pneu de Honda VFR , quand ça nous arrive à 200 sur l'autoroute..?!Une aventure que je ne suis pas prête d’oublier et qui n’arrive pas qu’aux autres.

En ce qui me concerne j’ai eu le bon réflexe et aussi beaucoup de chance !
Comme tous les vendredi soir je rentre en Forêt Noire où je vis après avoir passé la semaine sur mon lieu de travail à 140km de distance.

Je choisi de prendre l’autoroute car je sens ma moto floue de l’avant depuis le début de la semaine lors d’une sortie en ville, et je ne veux pas prendre le risque d’endommager d’avantage mes roulements de roues car c’est le diagnostic qui me vient le premier à l’esprit. Ils ont en effet 80000km donc rien de surprenant.

En Allemagne on peut rouler vite par endroit sans risque de se faire flasher et le VFR est très agréable même vu son grand age et kilométrage (14 ans et 171000km).

200km/h reste donc dans le raisonnable et la circulation est très fluide.

Je reste bloquée derrière 2 semi-remorques sur environ 2km, alors dès que la voix est à nouveau libre, je reprends ma vitesse de croisière. 

Une belle courbe, un œil sur le compteur juste pour voir, 200, tout roule, la moto ne tremble pas, ne guidonne pas. Je suis donc rassurée et pense déjà au barbecue qui m’attend ce soir avec des amis.

Puis soudainement, quelques secondes plus tard, un guidonnage violent apparaît et je pense comprendre à la seconde que ma roue vient de crevée.
Je suis sur la voix de gauche, personne dernière et personne devant, les deux voix sont larges et me permettent de me concentrer sur la tenue de la moto plutôt que de chercher à me rabattre de suite.

Je coupe les gaz et je laisse la moto ralentir jusqu’à l’arrêt total tout en essayant de la diriger vers le bas coté.

Malheureusement le guidonnage s’accentue d’autant plus que la moto ralentie et je ne sais toujours pas si je vais réussir à finir sans tomber. Je n’ai jamais serré mon VFR si fort avec les jambes tout en essayant de retenir le guidon contre lequel je lutte de plus en plus difficilement (moi qui suis si détendue habituellement au guidon !!!!).

Je perds de plus en plus le contrôle de la direction et je décide de porter mon regard très loin devant pour m’aider à diriger ce qui est devenu indirigeable en criant « non, non, non, non, non, non, non, non, non… » jusqu’à ce que nous nous arrêtions ensemble sur ce qu’on ne peut même pas appeler une bande d’arrêt d’urgence.

Je sors la béquille latérale et descends de la moto lorsque les voitures et les deux poids lourds que je venais de doubler me repassent à leur tour. Je béquille le VFR sur sa centrale en allant puiser mes dernières forces.

Puis je me baisse pour regarder mon pneu pour savoir s’il n’a pas déjanté. A cet instant je réalise ce qui vient réellement d’arriver et je cache aussitôt le pneu sous le garde boue au cas ou les flics passent par là.

Le VFR, regardez le pneu avant !

Je m’assoie sur mon casque et j’appelle Sharon en lui disant que ce soir on sera un peu en retard car elle doit venir me chercher avec le camion et des gros bras de préférence.

Pendant ces deux heures d’attente j’ai eu le temps de penser à beaucoup de chose, maintenant je ne partirai plus à moto sans avoir tapé les pneus afin de savoir s’ils ne sont pas défectueux !

Car même si mon expérience à moto m’a aidé à gérer la situation, il y a des signes qu’on doit savoir interpréter lorsque l’enveloppe intérieure du pneu vient de se fendre. Je les avais sentis mais pas compris, et c’est peut-être parce que ce genre d’expérience a peu de narrateur qu’elle ne fait pas partie des choses qu’on peut raconter avec le sourire tout en sachant mettre en garde le motard lambda.

Geargirl #56

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