IRIS
KRAMER: "JE VIS POUR LE TRIAL" |
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26/04/06 |
Iris
Krämer est une des pilotes de trial faisant partie du top 5 si
ce n'est du top 3 du niveau mondial féminin.
La championne allemande, Vice-Championne d'Europe et Vice-Championne
du Monde en 2005 est pilote officielle de la marque Gas Gas mais aussi
représentante des pilotes de trial auprès de la toute
nouvelle Commission Féminine Internationale présidée
par Beaulah Schoeman. A 24 ans, c'est une vie qu'elle consacre à
sa passion:
Comment es-tu venu au trial ?
Mon papa a pratiqué le moto-cross très jeune et je l’accompagnais
toujours sur les courses.
Lorsque j’ai souhaité commencer la moto à 12 ans,
il n’a pas voulu que je fasse du cross: pour lui, c’était
trop dangereux car trop "speed“. Alors nous nous sommes orientés
vers le trial, puisqu'il n’y a pas ici de notion de vitesse.
Qu’apprécies-tu
dans le trial ?
J’apprécie le Trial parce que ce n’est pas un sport
ou seule la vitesse compte, mais l'habileté d’exécution.
Le vainqueur n’est pas le plus rapide, mais celui qui a trouvé
la meilleure trace et ainsi réaliser le meilleur parcours, si
possible sans aucune faute. Il y a beaucoup de paramètres en
jeu et il ne suffit pas de penser seulement à mettre du gaz.
On
dit que c’est une discipline qui demande beaucoup de travail avant
de se
faire
réellement plaisir qu’en penses-tu ?
Oui, cela est exact le trial est difficile à apprendre et nécessite
beaucoup d’application et de travail. C’est pour cela, je
crois que peu de filles restent parce que c'est un sport qui demande
un entraînement intensif. Je trouve que c’est le sport roi
pour la maîtrise de la moto, et c’est dommage que peu de
gens essayent cette discipline car celui qui sait piloter en trial,
peut maîtriser correctement n’importe quelle moto!
Quelle
a été ta progression dans cette discipline ?
Ma première moto était un Mecatecno Alevin et après
1 an et 1/2 j’ai eu une Gas Gas 160cm3. Je suis aujourd’hui
„pilote officielle“ de cette marque, je me sens très
bien dans cette équipe.
Au début, Je participais toujours aux manifestations en catégorie
„jeune“, ce qui m’a beaucoup amusé et aussi
aidé à améliorer mon pilotage en prenant exemple
sur eux. Jusqu'à ce que j'entende parler de la première
compétition féminine à Pinerolo de Mario Cadellone:
Cela allait peut-être, être passionnant de concourir pour
la 1ère fois contre des filles... et ça m'a vraiment réussi
puisque j'ai gagné du premier coup !
Comment
s’organise ta vie de pilote de trial ?
Je pars travailler le matin vers 08h jusqu’à 16h, j'ai
la chance d’avoir la possibilité de gérer mes loisirs
dans l'entreprise parentale et ceux-ci ont beaucoup de compréhension
envers mon sport. Ainsi Je travaille un peu plus l'hiver et suis donc
un peu moins durant la saison des compétitions dans l'entreprise.
Je vais m’entraîner tous les jours après le travail,
peu importe l’activité: moto ou fitness. Depuis cette année,
nous avons obtenu de la Fédération Allemande de Sport
un entraîneur qui s’appel Stephan Nüsser,
il s’occupe de gérer mon entraînement.
Pour moi, si on veut être dans le Top 5 des meilleures pilotes
féminines au niveau mondial, on ne devrait avoir aucun autre
hobby. Je vis pour le Trial et j’aime faire ce que je fais.
Avez-vous
une formation spécifique féminine en Allemagne ?
Nous avons une équipe féminine nationale de Trial de la
DMSB (Fédération Allemande), l'équipe national
qui représente l'Allemagne au Trail des Nations. Nous nous entraînons
souvent ensemble et avons avec nous un entraîneur professionnel
(Stephan Nüsser). Celui-ci planifie notre entraînement personnel
à faire à la maison et l'entraînement de fitness
ou de moto que nous réalisons en groupe! Nous sommes trois pilotes
dans cette équipe nationale de la DMSB.
Y a-t-il beaucoup de filles qui pratiquent le trial en Allemagne ?
À Pâques 2005, j'ai donné un stage féminin
avec 8 entraîneurs, 52 filles y ont participé. Il y en
aurait eu certainement encore plus, mais nous devions imposer un nombre
maximum d'insriptions sinon nous aurions du sortir du site ! Malheureusement,
la plupart des filles sont là purement par loisir et ne pratiquent
qu'occasionnellement le trial. C'est dommage ! Toutefois, le nombre
de pratiquantes a fortement augmenté. 5 ans auparavant nous en
avions fait un stage avec Felix Krahnstöver comme entraîneur
et il n'y avait que 20 participantes !
Les
pilotes de trial arrivent-elles à avoir des sponsors ?
La plupart des filles en Allemagne n'ont pas de sponsors lorsque le
sport est encore totalement inconnu. C'est aussi difficile de trouver
des sponsors lorsque la plupart ne savent pas ce qu'est le trial! Au
niveau international, en réalité seulement Laia
Sanz et moi-même sommes véritablement soutenues financièrement
pour notre travail. Je roule pour le Team Gas Gas, ils me sponsorisent
depuis maintenant déjà 7 ans. Je me sens très très
bien dans cette équipe, et la Gas Gas est une super moto pour
les filles, elle vraiment légère !
Comment
est la presse vis à vis des pilotes de trial ?
Nous avons en Allemagne un journal spécialiste du trial qui réalise
vraiment beaucoup de publications sur nous les filles. Autrement, dans
d'autres journaux il est arrivé d'avoir des articles sur nous
comme par ex. lorsque nous sommes devenues Championne du Monde par équipe
en 2003. Nous avons aussi beaucoup travailler avec la télévision,
intéressée lorsque les femmes pratiquent un sport rare.
Cela est la bienvenue.
De plus, je présente pour Eurosport la saison de trial Indoor
pour le secteur germanophone. Cela est très bien accueilli par
le public, certe on ne me voit pas, mais la plupart des spectateurs
sont très surpris qu'une femme en sache autant sur le sport.
Quel
est ton travail pour la nouvelle Commission féminine à
la Fédération Internationale de Motocyclisme ?
Afin d'expliquer au mieux comment je suis arrivée à ce
„job“ la 1ère fois, en cela, j'ai été
choisi comme représentante des pilotes du Championnat du Monde
féminin il y a déja quelques années. Ignasio Veneda
(Président de la Commission de Trial et directeur sportif de
la FIM) m’a proposé comme Membre de la nouvelle Commission
féminine de la FIM. La Commission doit se préoccuper des
femmes dans le sport moto au sein de la FIM et être quasiment
un interlocuteur pour toutes les filles et travailler notamment à
ce qu’il y ait plus de label "Mondiaux“ pour les femmes
par. ex.. en Enduro ou en vitesse où il n’en existe encore
aucun jusqu’ici.. Et aussi améliorer ceux existant actuellement
comme par exemple le championnat du monde de trial féminin..
avec plus d’épreuves. Mais si quelqu'un lit ce portrait
et a des idées pour la CFI, qu’il n'hésite pas à
m’écrive à cette adresse mail: gasgas.iris@gmx.de
Nous passons le message..
Merci Iris.
Site d'Iris Krämer: www.trial-iris.de